La guerre, les manifestations contre Israël et la montée de l’antisémitisme ont provoqué un tournant sur le marché immobilier : une forte hausse de l’intérêt pour l’achat de biens de la part de résidents étrangers et de Juifs de la diaspora, originaires des États-Unis, du Royaume-Uni, mais aussi d’Australie et des Émirats. Ils ne recherchent plus de petits appartements à des fins d’investissement, mais des logements destinés à y vivre. « Je ne vais plus à Manhattan », raconte une habitante de Brooklyn qui a acheté un appartement en Israël. Les destinations phares : Tel-Aviv, Jérusalem, Netanya et Beit Shemesh.
Pour Sharon, résidente de New York, le choix d’un politicien anti-israélien a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Comme elle, de nombreux Juifs des États-Unis, d’Europe et même des Émirats ressentent la montée de l’antisémitisme, et quelque chose s’est fissuré dans leur sentiment de sécurité personnelle, ce qui les pousse à s’intéresser beaucoup plus sérieusement à l’achat de logements pour y vivre en Israël. Les données d’achats des derniers mois indiquent un changement de tendance.
« L’élection de Zohran Mamdani à la mairie de New York nous a choqués », a confié cette semaine Sharon, une habitante de Brooklyn, au journal Mamon. Mère de trois enfants, elle a récemment acheté avec son mari un appartement de quatre pièces à Beit Shemesh. « La pression et l’angoisse ont commencé après les événements du 7 octobre. Toute la communauté juive des quartiers est tombée dans un état de peur intense, et chez mon mari la décision de acheter un appartement en Israël s’est alors clairement imposée. »